A l'instant, je suis tombée sur le dernier article de Mr.K, -qui, j'espère, ne m'en voudra pas d'en parler un peu par ici.
C'est une succession de termes qui m'ont paru très doux, accordés les uns aux autres, fluides. Les yeux glissent alors sur l'écran. La lecture nous laisse un goût étrange. Quelque chose de lourd
dans tant de douceur. Une douleur amère. Un triste ressenti indéfini.
Lovely, dark and deep.
C'est un je-ne-sais-quoi que l'on ne peut cerner et que l'auteur semble pourtant avoir écrit d'un trait, comme si tout sortait de manière naturelle. Comme si les mots claquaient dans son esprit,
rejoignant le bord de ses lèvres pour finalement défiler devant ses yeux.
Enfin, je divague sûrement encore.
Mais il s'agit d'un texte qui ronge, d'un texte qui touche parce qu'il est écrit grâce à cet élan, jaillissant du ventre.
Corail.
Ce soir, le temps défile doucement. J'attends quelque chose dont j'ignore la nature.
J'ai hâte de voir un peu du monde. J'ai envie de rester seule.
C'est con.
Ma colle d'Histoire est devenue une espèce de fermeture aux tracas qui menacent de m'assaillir.
Je m'enferme dedans.
Madame de Staël finira par m'offrir ses -ois et j'en perdrais définitivement mes -ais si cela continue.
Et j'aimerai caresser ta peau. L'effleurer, de peur de la froisser.
Le matin, au Cocon, les paupières encore closes et roulée, frêle et nue, dans mes immenses couvertures, je crois être dans ma chambre au bois chaud et aux malons d'un rouge sombre.
Le soir, chez moi, je crois m'endormir au Cocon, mon Cactus seul, désormant, veillant sur les ombres.
Je relis pour la énième fois les poèmes les plus obscurs de Baudelaire.
Je taquine la grivoiserie implicite de Claudel.
Je fixe pendant des dizaines de minutes des reproductions de Klimt et Schiele.
J'écoute Dionysos.
Constamment malmenée entre Eros et un Thanatos
soft.
Constamment perdue entre présent de rire et légère douleur au fond du coeur.
Il faut trouver un certain équilibre entre deux sortes de vie, de temps, de responsabilités.
Prendre le train est la jolie métaphore et la concrète vérité de ce que je ressens.
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