La folle vie de la prépa !

Mardi 24 février 2009
* Admirez la référence.

Bon. Que dire ? Ben lundi, tête dans le [censuré], tombée du lit, douche brûlante, démelage intempestif de cheveux en bataille, hop là brossage de dents, attraper sa veste en passant, écharpe multicolore, "'jouuur...." à Nora. Phase Matin 7h-10h.
Arrivées au lycée, porte de derrière. Code Ok. Mais un tour de clé. Flûte. On contourne le lycée; 'fait frisquet de la nouille.

Et voilà, les cours reprennent.
Passer du rythme L*** au rythme Vercl*** le matin. DS du lundi aprem habituel ensuite. Version étrange.
Hosta' forever. Yeah. :)
Rentrée, en avance, comme toujours. Première cafetière de faite pour cette nouvelle rentrée.
Et hop là, dose de caféine pour rattrapage de boulot rapide (ouais, je sais, je sors de vacances ! Mais dodo, flans et choux, c'est prioritaire !)
Nous sommes mardi soir. Ce matin, le cours "d'introduction" (à ne pas comprendre dans le sens "synthétique", en vérité) sur le théâtre symboliste m'a transportée ... Vivement l'étude du Partage de Midi. (que oui, j'ai compris ! )

Retour à la phase BALEC', parce qu'on est tous ensemble, que demain on affronte Chambo mais qu'on tâche de ne pas y penser, parce que Mélissa a sa khôlle maudite en ce moment même. Parce que ce soir, elle va peut-être nous appeler et qu'on se pointera pour manger beaucoup de chocolat avec elle. Parce que j'ai toujours pas fini celle d'anglais. Parce que ça y est, on est réellement lâchés seuls en latin, comme si on avait vraiment absorbé l'ensemble des cours compris en principe sur plusieurs années et qu'on s'est farcis en un semestre.
Franchement, on est de oufs ! :)

Mélanie, tout à l'heure, dans le relatif silence de la bibliothèque, soudainement :
"Mais qu'est ce que je vais devenir, sérieux ?..." Ben.
On boira, non ? A ce niveau-là, j'te fais pleinement confiance.


Bientôt fini la Chanson des Mal-Aimants, de Sylvie Germain. Un délice.
Une beauté obscure et pourtant légère.
De l'humanité pure derrière. Un sourire aux lèvres de temps à autre.
Dans tous les cas, je bosse, je lis, je glisse mes mains sur les rayons les plus poussiéreux de la bibliothèque.
Histoire de ne pas penser à l'absence de son corps chaud au réveil.


Petit pense-bête en passant :

Sinon, 'faut que j'achète la Oh les beaus-jours de Beckett.
Des chaussettes bariolées.
Envoyer un papier à la sécu étudiante.
Acheter des pâtes.
Faire la poussière (non mais genre !)


P'tin, je suis encore à la bourre. Hehe ... See ya'.


Par Clémence
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Mercredi 28 janvier 2009


Je tiens à déclarer que ce prof est un petit teigneux de surcroît impuissant qui, haineux d'une société dans laquelle il n'a jamais réussi à s'insérer, profite de la faible autorité qu'il peut avoir sur nous pour excercer en toute liberté son sadisme à tendance sénile et  jouir de manière explicite, en public, des larmes brûlantes d'humiliation qui coulent le long de nos joues.

Et je ne dis même pas cela avec humour.

Par Clémence
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Jeudi 8 janvier 2009
Et oui, c'est la reprise.
Mais, -car il y a un mais-, le wifi du voisin est revenu ...
Facebook, c'est le mal.
AHA, dirait Mélanie. :)
See ya !

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Je me suis rendue compte que ça fait quelques temps maintenant que je n'ai pas déblatéré sur les aléas de la vie, sur mon addiction au chocolat et sur ces problèmes complètement puérils (parfois - souvent ?) que des millions de personnes balancent à tout va sur la toile, histoire de. D'exister ?
Pour ma part, cette question, je l'ai laissé de côté depuis bien des lustres. Disons surtout que je ne m'y suis jamais interessé en prenant ma petite personne comme noyau central.
Ben oui.
42 quoi.

Sinon ? état d'esprit post-fêtes de no hell et reprise ?
Le retour à la réalité. Mmm ... je crois qu'il pourrait s'agir d'un bon titre; quelque chose sous-entendant une sorte de désespoir prépaesque revenant à grands pas, un lyrisme sombre, une vie relativement "adulte" malmenée par autrui, par le froid aux mains et les khôlles. Oui oui, cela pourrait être ainsi. Une nuance de tristesse.
Bref. Vous avez compris quoi. Non ? Il ne vous ait jamais arrivé de tomber dans des états-d'âmes pathetico-romantiques à tendance gothique ? Pleurer à chaudes larmes pour un rien, et se regarder dans un miroir à ce moment-là. Se dire alors, entre deux gros et longs sanglots bien gras : "diantre, suis-je malheureux ! Que je souffre ! que l'on ne me comprend pas ! ... aaah ... mais où le destin me mène-t'il ?..." Bouh.
Ouais, c'est jouissif. Mais depuis longtemps j'évite.

J'en ai marre de me morfondre. Je n'ai jamais été autant je-m'en-foutiste. Surtout de la prépa, bien sur.
Résultats du concours blanc qui tombent. 12 en Lettres. Je pourrai hurler de joie, parce que bon ....voilà, quand même quoi. Et bien non. J'ai regardé ma copie, j'ai rectifié les incorrections, je suis rentrée tranquillement, nous avons fait un grand cassoulet pour remonter le moral à Melissa et la seule chose qui a à ce moment-là occupé mon esprit, ce fut justement sa tristesse. Ensuite, j'ai relu mes appréciations. Suivis la correction. Essayé de comprendre mes erreurs et oublis.
Et voilà, ni plus ni moins.
Comme dirait ma prof de lettres : "en prépa, vous vous briserez contre les bornes de votre finitude humaine !! Et ainsi, vous comprendrez comment vous comporter de manière modeste avec cette entité qu'est le Savoir."

ToussaToussa pour en venir où ? Oh, à pas grand chose. J'ai envie d'écrire un peu en ce moment. ça revient peut-être avec le boulot qui recommence à remplir mon agenda-escargots-qui-ne-forniquent-pas. Il fallait bien que je trouve quelque chose d'inutile à dire, non ? :)


(Et puisque la dernière fois que j'ai vu ça dans ma région, c'était lorsque j'étais en 6ème...je vous fais partager un échantillon de ce miracle. )


Par Clémence
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Dimanche 21 décembre 2008
Par Clémence
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Mercredi 12 novembre 2008
Bon alors. La prépa, c'est la déchéance. Le moment où tu te dis, après Toussaint, soit quand tu reçois un gros paquet de notes allant de 4 à 8,5 que franchement, t'es quand même une sous-merde. Alors bon, tu relativises. Et puis, on va boire un café ultra caféiné chez Mélanie, on rentre, on en reboit un. On calle Nora, migraineuse au lit et on regarde lamentablement son portable, timide, en se disant que là, la seule personne qui pourrait vous rassurer est son parrain ou sa marraine de Khâgne. On y pense. Et puis on se rappelle que c'est lui/elle qui a votre numéro, et que de toute façon, on n'a plus de crédit.
Alors, on mange un carreau de chocolat.
Et parce que le chocolat, c'est meilleur fondu et tout chaud, on se refait une p'tite tasse pour le tremper.
Et heureusement, parce que la version veille pour ce soir.

On se dit que quand même, c'est vraiment un autre monde la prépa.
Je ne parle pas pour toutes, et surtout par pour celles des grandes villes.
Mais c'est ... à-côté. C'est un univers étrange où tout est vu sous un autre angle. C'est là qu'on revoit tout à la baisse.
La prépa serait le ressemblement des gens snobs encore couverts de boutons ?
Ben pas ici. Tu t'en prends plein la gueule et ce n'est pas tant les notes, ni les réflexions que tu dégustes de ton prof d'Histoire. Non. C'est de se rendre compte que le savoir est vaste, si vaste que tu ne pourras bien entendu jamais l'atteindre, l'embrasser complètement, mais qu'il faudra de toute façon transpirer 5h en ds de contempo ou en dissert sur une citation de Claudel pour n'en saisir qu'un infime fragment.
Tu trimes, ça marche pas; ton plan n'est pas bon et tu comprends qu'un 10 ailleurs équivaut à un 7. Mais t'es avec des personnes dans le même cas. Ben oui, on est ensemble. Et on les emmerde avec les "l'an dernier, ils étaient tellement meileurs que vouuuus ... Alalala ... Mais oui mais ouiii..." On les emmerde parce que quand on râle tous de concert, qu'on se fait un multitude de tasses de thé, qu'on en renverse partout, qu'on rate des gauffres et qu'on bouche un évier, ben on est ensemble. On caresse le dos de quelqu'un qui craque et qui sanglote pendant une heure alors qu'il y a trois semaines, on ne pensait même pas en arriver à un niveau de compréhension et d'affection aussi rapidement. On recueille mutuellement nos coups de gueule, nos vomissements d'injures, nos desespoirs face aux remarques d'une copie que l'on pensait pourtant avoir un peu réussi.
J'aime ça. On aime tous ça. J'en perdrai haleine et franchement, si j'ai trop sommeil, ben je sombrerai en géo.
Les 8,5 ? Balec. Les remarques piquantes, frustrantes, méchantes ? Bah, maintenant ... De toute façon, c'est la période la plus dure. On reçoit toutes nos notes et puis bon ... à la fin, un peu plus, un peu moins.
Le plus important, ce qui me fait tenir, c'est de m'approcher de quelqu'un de la classe qui a les larmes aux yeux et de le prendre dans mes bras; c'est de donner un bout de chocolat à Nora qui se dit qu'elle n'y arrivera jamais; c'est me dire que si on échoue, au moins, on se comprend.

Tout cela parait un peu con quand même. Carrément démesuré. ça fait seulement quelques semaines qu'on est en cours.  Oui, la prépa, c'est VRAIMENT un autre monde.
J'en ai marre, ça me fait chier, mais j'aime ça. :)
Par Clémence
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Samedi 18 octobre 2008

En vérité, la prépa rend con.

Concentration maximale en cours (surtout en grammaire latine de 8 à 10 le mardi matin ...), faisage de devoirs jusqu'à pas d'heure, ("Oh, il est juste 9h30 ! ça vaaaa, j'ai le temps encore !" ), squattage intempestif de la bibliothèque des prépas, toussa toussa...

Mais lorsqu'on oublie les cours, les disserts et les devoirs du lundi ... lorsqu'on se retrouve à manger ensemble, chez Mélanie,  ou sur notre coursive ... LA MORT EST LA, dirait Hegel !


Je crois que j'ai jamais raconté autant de connerie que depuis quelques jours. :)



Et ces deux larrons pourraient en dire autant ...

Par Clémence
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Vendredi 10 octobre 2008

Refaisage chronique de billet. Névrose redondante, dirait SàB.


I'm turning into Bridget Jones, i think.


 

Par Clémence
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Vendredi 19 septembre 2008


I feel so lonely. *


Je pense que je vais reprendre mes sanguines.
Et encore dessiner des femmes nues et des cactus.
(Celui qui me sort une analyse freudienne ... hein.)



[EZ3kiel]
Par Clémence
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